We rock Lyon festival: Aqme, Black Bomb A, Tagada Jones, Sick of it All…

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Pour cette première édition, l’association Sounds Like Hell Productions a tapé très fort en nous proposant un plateau de 5 groupes de qualité et, notamment, les mythiques Sick of it All. Souvenirs…

En ce 9 avril 2015, c’est aussi la première fois que l’association investissait le Transbordeur, une date importante donc pour ces bénévoles qui, tout au long de l’année, organisent nombre de concerts métal sur l’agglomération lyonnaise. 7 ans d’existence pour cette petite structure qui se bat au quotidien pour promouvoir la scène métal/hardcore et un rêve enfin devenu réalité, comme un aboutissement, une récompense. Avec une telle programmation, assurée avec le soutien de Rage Tour, l’association se fait plaisir, mais nous régale tout autant, impossible de passer à côté. Pour autant, la salle ne sera remplie qu’à demi-jauge, ce qui est plus qu’honorable évidemment, mais j’aurais imaginé que le public aurait répondu plus massivement à l’appel de cette incroyable affiche dont nous aimerions voir plus souvent les couleurs ici et là. À plus de 900 personnes, nous pouvons cependant parler de réussite pour cette soirée audacieuse, un premier essai de festival en salle pour Sounds Like Hell Productions.

Côté scène, je ne vais pas vous passer en revue la prestation de chaque groupe. Non seulement cela risque d’être un peu long, mais aussi, vous connaissez certainement la plupart d’entre eux. Alors, juste quelques mots pour mettre l’accent sur certains points. La soirée a commencé tôt, dès 18h30 avec Aqme. Le groupe a su convaincre le public déjà présent, ce qui n’était pas forcément une affaire évidente. Une excellente présence scénique, une parfaite mise en bouche, Aqme a assuré. Puis, Black Bomb A prend d’assaut le Transbordeur, histoire de nous rappeler à l’ordre et nous donner une bonne claque auditive, comme à son habitude. À noter les échanges surprenants et touchants avec certainement le plus jeune fan de punk/métal/hard-core.

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    Venait ensuite Dagoba. Là, et j’en suis désolé pour le groupe, je n’ai pu photographier. Comme un blocage. Deux ou trois jours avant le festival, le chanteur du groupe avait laissé un commentaire sous la publication d’un ami qui soutenait les hommes de l’ombre du spectacle, notamment et plus précisément, les photographes. J’avoue que ses propos sont très mal passés et, lorsqu’il est arrivé sur scène, il ne m’a inspiré que de la révulsion. Non, sans vous, nous ne ferions pas que des natures mortes, nous ne profitons pas de votre image pour nous faire de la publicité, pas plus que vous avec les nôtres et c’est bien la qualité de notre travail, de notre regard qui fait la différence. Nous sommes avant tout au service du spectacle, du public et cet art, comme le vôtre, se réalise grâce à un ensemble de conditions et de compétences humaines et techniques. C’est aussi un échange entre l’artiste, les techniciens son et lumière, le public et le photographe. Pour moi, tout a son importance, pas uniquement l’ego d’untel. Nous faisons du reportage, la plupart du temps bénévolement, car plus personne ne voit l’intérêt de payer une prestation ou ne reconnaît notre travail à sa juste valeur. J’essaie pour ma part d’y apporter un regard sensible et artistique, toujours en respect de l’artiste. Bref, j’aurais largement préféré ne pas pénaliser tout le groupe pour des propos tenus par un seul de ses membres et pas forcément partagés par les autres, mais ça été plus fort que moi. Heureusement, j’ai pu rencontrer Franky, le batteur de Dagoba et m’en expliquer, m’excuser. Je tiens vivement à le remercier pour sa gentillesse et sa disponibilité. Il est le seul du groupe à être resté toute la soirée, avec le public, à profiter des concerts et des rencontres. Respect !

    Il est temps alors des têtes d’affiche de cette soirée marathon, de quoi reprendre du poil de la bête ! Tagada Jones toujours en pleine forme du haut de leurs 20 ans, ont retourné le Transbordeur. Si tel n’est pas encore le cas, allez vite voir ces « dissidents » en concert sur cette tournée explosive à souhait. Tagaga Jones ont chauffé à bloc la salle pour accueillir ce qui restera l’évènement de la soirée: Sick of it All. Les New-Yorkais nous ont offert une grande leçon de rock’n’roll et d’humilité, un bel exemple à suivre pour d’autres. Avec près 30 ans de carrière, les frères Koller sont des piliers du mouvement Hard-Core américain, ils disposent d’une énergie bluffante et semblent toujours avoir le même plaisir à se produire sur scène, un large sourire aux lèvres. Pas d’effets, pas de chichis, ça envoie tout simplement, mais c’est terriblement efficace. Sick of it All en concert, c’est une double claque pour notre plus grand bonheur. Encore !

    Place maintenant aux photos, je vous laisse partager l’article entre amis, soyez rock !

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