Pink Martini et Raphael Guallazi aux Nuits de Fourvière

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Le festival des Nuits de Fourvière est sans aucun doute un des évènements incontournables de la ville des Lumières. Durant deux mois, de début juin à début août, les théâtres antiques, proches de la basilique qui domine Lyon du haut de sa colline, accueillent divers spectacles éclectiques, entre théâtre, danse, cinéma et, bien évidemment, musique. Une programmation de qualité, ouverte à tous les publics, dans un cadre d’exception et des conditions techniques qui le sont tout autant. Pour ma part, j’ai pu assister à quelques uns de ces grands moments cette année avec, notamment, ZZ Top et Ben Miller Band (article ici), Mogwai et Timber Timbre, Portishead ou bien encore, Goldfrapp et Agnes Obel.

Ce mercredi 24 juillet 2014, c’est à un voyage des plus exquis que nous conviait le festival, une croisière sur fond de swing, entre l’Italie de Raphael Gualazzi et l’Oregon de Pink Martini. Fermez les yeux, claquez des doigts et prenez le large !

Outre le fait qu’il soit arrivé second du concours Eurovison de la chanson en 2011, Raphael Guallazi est un excellent jazzman, pianiste et chanteur de talent. Le transalpin est une sorte de crooner mêlant avec enthousiasme les sons pop, soul, mambo ou même funk à la musique de la Nouvelle-Orléans. Difficile de rester indifférent à l’énergie qu’il dégage, un large sourire aux lèvres, le tout avec une classe certaine. Une heure de concert à un tel rythme qu’il vous semble que le temps s’est accéléré pour suivre le tempo allegro et burlando de ce musicien affabile et appassionato qui n’a eu aucun mal à conquérir un public fuocoso! Une parfaite entrée en matière et un savoureux cocktail annonçant une très belle soirée à suivre.

Il est temps de faire escale sur la côte ouest des États Unis d’Amérique, entre l’état de Washington et la Californie. Il nous faudra quelques minutes à peine pour ressentir une furieuse envie de déguster un Martini Rosato on the rocks avec une olive dans un vieux club de jazz outre-atlantique. La magie opère, la musique de Pink Martini vous embarque vers des horizons lointains, un rêve aux sonorités riches et variées, autant de pays visités lors d’une croisière imaginaire. De Cuba à la Méditerranée, en passant par Rio, Broadway ou Tokyo les 12 musiciens de ce fabuleux orchestre nous ont fait swinguer comme jamais sous le soleil des tropiques, exactement. Sans doute que le nom de Pink Martini vous évoque un vague souvenir mais vous connaissez tous au moins une chanson: « Sympathique (Je ne veux pas travailler) »… Voilà, je vous entends déjà en train de la fredonner! Entre le pianiste Thomas Lauderdale toujours souriant et enjoué, très communicatif avec le public, aimant partager nombres d’anecdotes dans la langue de Molière et la sublime Storm Large au chant, qu’il était doux de se laisser chavirer. Cette chanteuse a d’ailleurs un petit côté Jessica Rabbit, une superbe présence scénique, une voix envoutante et beaucoup d’humour. S’essayant à plusieurs reprises au français, elle nous a fait rire en nous disant avec son bel accent: « Je ne parle pas très bien français, je suis blonde américaine ». Pourtant, la belle ne se débrouille pas si mal que ça et fera de beaux efforts encore lors du rappel pour apporter un franc soutien à la cause des intermittents du spectacle avec un petit discours sincère et touchant. Près d’une heure et demie de voyages intemporels, à la rencontre de multiples cultures et c’est en sautillant, l’air un peu bête que vous repartez à reculons des théâtres antiques de Fourvière !

Allez, il est temps pour moi de vous laisser avec quelques clichés pris lors des trois premiers morceaux de chaque groupe et un peu de musique, avec deux clips en fin d’article. J’avoue d’ailleurs que j’aurais véritablement aimer photographier l’ensemble des concerts tant ces artistes étaient charismatiques. Merci en tous cas pour ces beaux instants, aux plaisirs.

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