EZ3kiel au Transbordeur

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Et la lumière fut. Lux, unité de mesure d’éclairement lumineux, mais aussi éclatant cinquième album studio d’EZ3kiel que le groupe défend brillamment sur scène lors de cette tournée de passage du côté de Lyon, au Transbordeur. Un émerveillement visuel et auditif.

Le projet a débuté en 1992 autour de Matthieu Fays à la batterie, qui a quitté le groupe en 2012 pour se consacrer à la photographie et la vidéo, et Yann Nguema, qui depuis la précédente tournée, « Extented », a laissé sa place de bassiste pour se concentrer sur son magnifique travail visuel. Ce dernier signe tous les graphismes du groupe, pochettes d’albums, affiches, vidéo, projets interactifs et maintenant, gère avec brio la scénographie lumière de cette nouvelle tournée avec Julien Desbrosses. Un monstre d’imagination, un talent hors pair au service d’un groupe à la créativité sans cesse renouvelée. EZ3kiel, c’est aussi Joan Guillon à la guitare, aux claviers et diverses machines, un personnage décalé et attachant, Stéphane Babiaud qui a rejoint le groupe en 2007 pour l’album Battlefield. Multi-instrumentiste, batterie, vibraphone, glockenspiel, etc. Il est aussi chef d’orchestre et on lui doit notamment les superbes arrangements et la direction des concerts du Naphtaline Orchestra. Reste enfin, Sylvain Joubert qui remplace, sans dénoter, Yann à la basse depuis un peu plus de deux ans. L’évolution d’EZ3kiel, au fil des années et des albums, est impressionnante, tant par la qualité des différents opus que par l’inventivité et la constante remise en question du projet. Chaque membre semble porter sa pierre à l’édifice, parti de fondations Trip Hop aux accents Dub et Jungle, le groupe a su mêler différents univers, de la world au rock industriel et noisy en passant par la musique classique. Aujourd’hui, la construction ressemble plus à une cathédrale, un monument majestueux dont il est bien impossible de classer ses inspirations.

Si vous ne connaissiez pas encore EZ3kiel, les présentations sont donc faites maintenant. Nous pouvons passer au concert.

D’abord, c’est à DORIAN and The Dawn Riders que revenait l’honneur d’ouvrir cette soirée. Seul sur scène, ce n’est pas toujours évident, pourtant et malgré une certaine réserve ou timidité, Dorian s’en est très bien sorti. Distillant une pop aérienne et psychédélique, maniant guitare et machines électroniques, entre univers marmoréen et rythmiques tribales, le bordelais a su séduire le public lyonnais avec cet étrange métissage, l’embarquer dans un intimiste voyage au son de sa voix lumineuse.

Les premiers sons d’EZ3kiel retentissent alors et, dans un épais nuage de fumigènes, les silhouettes des trois musiciens découpent les lumières ardentes d’une scène aux aspects minimalistes. Pas d’écran vidéo, de machines impressionnantes ou d’effets spéciaux spectaculaires. Apparemment, non, mais pourtant… Juste un mur d’éclairages motorisés placés en fond de scène, dans le dos de la batterie. Des sortes de cubes placés en rangées, pouvant autant diffuser diverses intensités et couleurs de lumière que servir pour la projection vidéo. Le tout est donc dirigé de main de maître par Yann. Impossible de résister, chacun se faisant happer très rapidement par le jeu de lumière, tout comme la musique, les deux formant une parfaite symbiose. Les adjectifs vont alors manquer terriblement: somptueux, grandiose, magistral, enchanteur, éblouissant… Ce n’est pourtant que la énième fois que vois EZ3kiel sur scène, à chaque fois une grande claque, que ce soit seuls, avec DaauHint, en version Extended… Une chose est certaine, le spectacle n’en paraît que trop court et vous laisse béant d’admiration.

Photographiquement, lorsque vous n’êtes pas préparé à encaisser telle surprise, j’avoue que ce n’est vraiment pas simple, mais pas du tout! L’oeil humain est une merveille que nulle technologie ne saura reproduire. Alors, le spectacle est aussi superbe qu’il est difficile à saisir. Déjà, il mérite de prendre un peu de recul et cette vieille habitude d’être aux premières loges ne m’a, pour une fois, pas vraiment aidé. De quoi vous donner l’impression que vous êtes novice et vous motiver sérieusement à revenir au plus vite vous exercer. Je vous laisse donc avec cette petite sélection de clichés de cet incroyable concert et partager sans modération, aucune, cet article. Et maintenant… Vivement le prochain live d’EZ3kiel !

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