Lacrimosa: une ode à la vie

Écrite et mise en scène par Johanna Besnard, « Lacrimosa » est une première création théâtrale touchante et émouvante; un projet dont je suis l’évolution et pour lequel l’auteure peut être fière.

Lacrimosa: une ode à la vie
J’ai connu Johanna lors du Tremplin de la création à la MJC de Novel (Annecy), en mai 2011, où elle a remporté avec brio le grand prix avec un spectacle de danse dont elle était la créatrice et la chorégraphe. Une première oeuvre sensible signée par une jeune artiste de 22 ans alors mais au talent indéniable et des plus prometteurs. Je lui apporte mon soutien depuis.

Deux ans plus tard, Johanna se présentait à nouveau devant le jury du Tremplin mais avec la première mouture de Lacrimosa. Cette petite pièce ne durait qu’une vingtaine de minutes mais suffisamment pour toucher les jurés et obtenir à nouveau un prix, celui de l’accompagnement. Elle a donc pu bénéficier d’une année de conseils, d’aides diverses et de résidences pour permettre à son projet de grandir au mieux. Vous pouvez retrouver mon article et mes photos de cette représentation au Tremplin sur ce lien.

Les 22 et 23 avril 2014, Johanna Besnard, avec la « Compagnie des Identifiés » dont elle est à l’origine, a présenté en avant première l’évolution de Lacrimosa dans le cadre du festival Coups de Théâtre de l’Université Lumière Lyon 2. Le projet a véritablement gagné en maturité et en esthétisme, l’oeuvre est plus profonde encore et dure désormais plus de 40 minutes. Impossible de rester insensible tant le texte est émouvant. Il y a une certaine poésie qui se dégage, Johanna y refoule ses souffrances pour mieux en sublimer son bonheur; une véritable ode à la vie. Une pièce magnifique qu’elle dédie à sa mère, disparue trop tôt, mais le plus simple reste encore de citer sa présentation:

« Dans un no man’s land, un pays de larmes du nom de Lacrimosa, une femme, une mère, la joie ne règne plus. Emportée par la mort elle abandonne ses deux filles. Après cet abandon, l’aînée, Nina, se transforme en une jeune femme dure, rebelle et sombre. Bien décidée à franchir le mur des larmes, elle transporte dans une valise les mots oubliés des enfants de l’ombre qui, comme elle, ont été bousculés par la vie. La plus jeune est devenue somnambule. Tout semble perdu et pourtant, un soir, la joie qui avait disparu depuis tant d’années revient à Lacrimosa retrouver ses filles pour les sortir de la nuit… »

« Cette création parle avant tout du deuil, de personnes qui se heurtent à la vie ne pensant pas avoir accès à la lumière, celle qui scintille mais qui est parfois si dure à voir. Elle parle aussi du rapport mère-fille, de l’absence et du pardon. »

Enfin, il faut aussi saluer la très belle prestation de ses comédiennes qui ont su servir à merveille le texte de Johanna dont voici les rôles:
– La narratrice (Nina) Heidi Johansson
– La somnambule : Chloé Gjurekovic
– La joie (la mère) : Genevieve Gros

Je ne m’étends pas plus, vous laisse découvrir et partager ces quelques clichés de Lacrimosa en vous invitant à surveiller de près le talent de Johanna.

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3 Responses

  1. Julien Henric
    | Répondre

    Un plaisir et une émotion rare dégagés par cette oeuvre !

  2. Line Dumas
    | Répondre

    Magnifique travail photographique et un sacré avant goût du plaisir de jouer sur ce plateau, émotion qui semble exploser sur la scène pour toucher la simple spectatrice devant des images fixes que je suis. Merci de ce partage

  3. Merci mille fois Stéphane pour tes photos et ton soutien. Elles sont magnifiques, fortes, et montrent un talent de photographe qu’on ne soulignera jamais assez!

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