[Souvenir] Prince en concert au Sziget festival 2011 à Budapest

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Il y a deux ans, un artiste exceptionnel, guitariste virtuose, compositeur et interprète de génie, tirait sa révérence. Ayant eu le privilège de l’apprécier sur scène, je m’étais juré de dépoussiérer ce reportage photo pris depuis le public. Le concert se déroule au Sziget festival, nous sommes le 9 août 2011. Prince entre en scène.

Vibrants souvenirs

Ces clichés ont donc été capturés en immersion dans la foule, à près de 100 mètres de la scène. Mon matériel du moment restait en partie amateur, avec le Nikon D90, mais bien accompagné du 70-200mm f:2.8. Je n’ai pas pris beaucoup de clichés, je tenais avant tout à profiter au mieux de cette chance incroyable. Voir un artiste comme Prince, dans de telles conditions, c’est un évènement rare dans une vie. Hors de question de passer le concert derrière l’objectif, vibrer pleinement ! Garder une trace, la partager, simplement.

Le 21 avril 2016, le cœur du « Love symbol » s’est arrêté. Deux ans après, une pensée émue, un peu nostalgique, m’a amené à retravailler le traitement de ces clichés. Je suis heureux de vous les présenter dans une version plus aboutie, plus esthétique. Pour le reste, je vous laisse avec mes impressions de l’époque, voici ce que j’avais écrit alors. Bonne fin de lecture, à vos partages !

Prince au Sziget festival 2011

Chaque année depuis 2008, le Sziget festival nous réserve une belle surprise pour le « Day zero ». Gardée au plus grand secret jusqu’à deux semaines avant, cette fameuse soirée lance officiellement les festivités. Pour cette édition 2011, plus qu’une surprise, c’est un superbe cadeau que nous offre le festival. L’invité est une légende vivante, un génie au talent indéniable : PRINCE !

Entre impatience et appréhension

Plus de 60 000 personnes sont donc venues acclamer le célèbre monarque du funk et apprécier son incroyable spectacle. J’ai toujours eu le plus grand respect pour Prince, mais je craignais qu’il ne nous serve qu’un grand show à l’américaine… Des effets spéciaux à faire tourner la tête, un décor démesuré, mais un artiste peu dynamique, encore moins communicatif. Un concert d’une heure, un rappel de 10 minutes, pour enfin très vite s’esquiver dans une limousine aux vitres teintées. J’avoue avoir déjà vécu cette situation, pendant que le public espère encore en avoir pour son argent. Que nenni !

L’artiste a en effet joué avec mes craintes. L’incontournable et magistral « Purple Rain », version d’une dizaine de minutes en rappel, suivait tout juste une heure de concert. Le minimum syndical me laissant croire que je pouvais avoir raison. Pourtant, après 5 minutes d’acclamations du public, Prince est revenu sur scène. Dans ces cas-là, j’adore avoir tort ! Là, tout bascule… Le « Kid » va alors enchainer plusieurs rappels, nous offrant un concert marathon de plus de 2h40 au final ! Incroyable !

Le bon Prince

Avant, je n’aurais pourtant pas parié sur un spectacle de cette qualité et la générosité de notre bon souverain. Annoncé à 19h, c’est seulement à 20h que les premières notes retentissent, faisant vibrer tout le sol du Sziget. Pendant cette attente, la diffusion de clips vidéos des nombreux artistes que Prince a produits anime les écrans géants. Appréciable et étonnant, l’apparition régulière des musiciens pour chauffer le public impatient, lui offrir quelques cadeaux et aller au contact. Sourires, petits mots et jeux de regards, envoi de tee-shirts de la star, même un tambourin noir et or marqué du « Love symbol ». C’est encore les musiciens, seuls, et notamment la bassiste du groupe qui vont introduire le concert avec un long instrumental enlevé. L’artiste mettra ainsi plusieurs fois en avant son groupe et ses choristes durant le show, devenant simple accompagnateur en arrière-plan.

Un concert dans lequel le chanteur prend visiblement beaucoup de plaisir. Ses francs sourires ne trompent pas, contrairement à certains artistes plus jeunes, plus arrogants. Prince reste proche de son public. Il le fera même monter sur scène, l’invitant à venir danser, siéger avec lui sur son trône. C’est sa façon de remercier ceux à qui il doit sa carrière, ses aventures, en bon et humble sire. Le titre suivant, un jeune enfant et sa mère, restés seuls avec le chanteur, garderont un souvenir impérissable de ces instants. Prince, tenant tout du long la main du garçon, leur a porté toute sa bienveillance.

À noter enfin, l’hommage au « roi de la pop », Michael Jackson, avec la reprise de « Don’t Stop ’til You Get Enough ». Pourtant, en cette soirée d’ouverture du Sziget festival 2011, plus aucun doute ne pouvait alors être autorisé : le Roi, c’est Prince !

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