Parabellum: L’envol de l’ange Schultz (Hommage)

Posté dans : Hommage | 28

Quelque part entre les deux capitales, la nuit est enfin tombée et je file à un train d’enfer retrouver ma douce attendant mon retour d’une étrange journée pour te célébrer, Schultz.

Toi, tu as pris ton dernier envol, tel un ange qui veillera désormais sur nos humbles âmes. L’émotion fut vive pourtant, nous essayions tant bien que mal de jouer aux héros mais voilà, il a fait si chaud aujourd’hui. Nombre des tiens ont transpiré des yeux, un punk ne pleure pas, évidemment. Toi, si chaleureux et enjoué, tu as décidé que cet ultime voyage se ferait avant l’automne et pour te saluer une dernière fois, le soleil a brillé de mille feux. C’était toujours l’été avec toi, il ne faisait jamais froid dans tes grands bras et je sais que ce souvenir estival perdurera. Il y avait du monde et même du beau pour assister à ton dernier concert. Tes amis de toujours, tes frères de route, des artistes qui te respectent autant que tu les appréciaient, les anciens de Parabellum, ta chère compagne, ta famille. Il y avait même des punks à chien, c’est te dire que tout le monde était là pour toi. Enfin presque…

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    Bien sûr, certains n’ont pu faire le déplacement mais tu avoueras quand même que tu ne nous a pas prévenu de ce soudain voyage. Nul doute que leurs plus belles pensées nous accompagnaient.Nous nous sommes tous retrouvés au « Rendez-vous des amis » avant de te rejoindre. Pas dit que tu aurais vraiment apprécié l’estancot, même si tu aimais ces petits lieux de proximité mais tu aurais adoré, dans le brouhaha ambiant, lancer un tonitruant: « Vos gueules !!!»

    Puis, à 13h, « Roll over Beethoven » résonne sur ta dernière scène, tu as encore fait salle comble. Ta famille t’a préparé un hommage qui te ressemble, simple et en musique. Pas de long discours, non, tout ça c’est du pipeau et tu n’étais pas un adepte du genre. Juste Chuck Berry, Django Reinhardt, la version punk de « what a beautiful world» par Joey Ramone et quelques titres de Johnny Cash, tu sais, lui aussi a tiré sa révérence un 12 septembre… Chacun t’a salué à sa manière et pouvait, s’il le souhaitait, dire quelques mots. Nous n’avons pas forcément osé, les mots nous manquaient très certainement. Pourtant, trois personnes ont partagé leur émotion. Tu te rappelles évidemment du tour manager de Los Carayos, il fut le premier. Il était amusé d’entendre autant ton prénom aujourd’hui alors qu’il ne l’avait vu qu’une fois sur ta carte d’identité. Il nous a fait part de tous ces moments de bonheur vécus avec toi, en concert notamment, nous les avons tous partagés aussi. Il n’a pas eu besoin de nous solliciter longtemps pour t’applaudir comme à chacun de ces moments. Une véritable ovation, pas une fausse note. Ta chère Olivia ensuite, les larmes aux yeux, la tendresse au cœur, disant que tu étais un enfoiré d’être parti si tôt. À peine 53 piges mais tu n’en fais semble-t-il qu’à ta tête. Tes derniers mots ont été pour ton fils, tu as pu lui dire au revoir. Enfin, ton ami de 30 ans, Sven, nous remerciant pour tous nos messages de soutien et d’amour que tous ont reçu mais qui, au final, te reviennent. Un Sven, comme toujours, d’une grande classe et d’une force incroyable. Arrivant parmi les tous derniers, avec le sourire, il a consolé et ravivé nombre d’entre nous. Pas étonnant que vous étiez d’inséparables potes. Après être passés te saluer et te remercier pour tout, nous t’avons laisser prendre ton envol.

    Nous sommes alors retournés au « Rendez-vous des amis », bu quelques bières en ton honneur et, au fur et à mesure des anecdotes, le sourire est revenu sur l’ensemble des visages. Nous ne pouvions pas te donner meilleur hommage, toi dont le sourire angélique et le regard enfantin était comme une marque de fabrique. Tu étais humble, généreux mais aussi une sacrée grande gueule et c’est pour ça que nous t’aimons. Un grand homme, c’est sûr et pourtant, si accessible. Pour nous tous, comme pour tous tes fans qui ont croisé ta route un jour, tu étais un ami. Pour certains même, comme un père. Les héros du peuple sont immortels et tu n’as pas eu besoin de partir pour compter parmi eux.

    Merci encore, Schultz, j’ai été heureux et fier de vivre tous ces moments avec toi et ta bande. De bien belles aventures nous attendent encore et nous te les dédions.
    À bientôt, rendez-vous au dernier trocson.

    J’ai écrit ce texte dans le TGV entre Paris et Lyon, il me fallait garder une trace et partager mon émotion. Je vous laisse regarder une petite sélection de quatre clips suivie d’une interview de Schultz que j’ai réalisée en 2012 avec mon ami Seb qui l’a filmée (juste en dessous de la photo).

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28 Responses

  1. Duch Béru
    | Répondre

    C’est pas juste !

  2. Le-merlan Free
    | Répondre

    un grand salut a toi !!! tu manqueras au rock n’ roll

  3. Florence Sury
    | Répondre

    super! merci pour ta generosite

  4. Conchi LaBiri
    | Répondre

    Me encantó. Gracias

  5. Olivier Morvan
    | Répondre

    quand de y’a plus rien à boire le futur deviens noir !!! bonne nuit pour toujours schultz

Commentaires du site