Dionysos en concert à Château Rouge

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Dionysos sur scène, c’est toujours un évènement et, comme j’aime à le dire, à chaque fois l’un de mes meilleurs concerts. Je vous propose un petit retour en arrière pour vous présenter cette série de clichés capturés lors de leur dernier passage à Château Rouge (Annemasse), le 8 octobre 2016.

Avant propos…

La fin d’année n’a pas été de tout repos pour moi, diverses raisons m’ont poussé à prendre une pause, à me faire plus rare en concert, comme ici par ailleurs. La plus belle d’entre elles fut la célébration de mon mariage avec ma douce Océanne, le 15 octobre, mais les trois mois qui ont suivi nous ont réservé nombre d’aventures m’obligeant à me consacrer avant tout à ma vie privée. Ainsi, je tiens tout d’abord à m’excuser auprès de vous, lecteurs habitués, fans du groupe et membres de Dionysos de cette si longue attente avant la parution de cet article. La série est prête depuis quelque temps déjà, il me fallait retrouver un peu de disponibilité pour vous la partager. Je me dois aussi de remercier très sincèrement Mathias Malzieu, non seulement pour son incroyable énergie sur scène, mais aussi de nous avoir invités, Océanne et moi, à vivre ces instants toujours emplis de magie, de poésie et autres fééries émotionnelles. Une semaine avant notre mariage, c’est un beau cadeau pour s’évader, lâcher un peu de leste et se rappeler qu’il est si bon d’être vivant.

Dionysos, douce folie enivrante.

Cette tournée a été annoncée en places assises, officiellement pour ménager Mathias encore convalescent, mais c’est avant tout un sur-vivant, une bête de scène indomptable. Le public n’a donc pas résisté très longtemps à la fougue du chanteur et, sous la supplique de ma douce Océanne dont le cri doit encore résonner aux alentours du Genevois, notre hôte invita enfin tout le monde à se lever au bout de quatre titres. Il faut dire que rester assis dans des sièges de théâtre sous les impulsions rythmiques de la musique de Dionysos et les sauts de Mathias, c’est limite de la torture ! Alors que le corps peut enfin exulter, la température ambiante monte encore et il n’y a plus qu’à se laisser porter. Mathias ne pourra de toute façon pas s’empêcher de naviguer au-dessus de nos têtes, de parcourir la salle, d’escalader les hauteurs de la régie, non sans humour. Revenant sur scène, il taquine le public, rappelant que ce genre de nage pouvait être un sport à risques, entre les bras timides des anciens et le seul bras des plus jeunes, l’autre tenant un smartphone en mode caméra. Ce dernier clin d’oeil étant des plus apprécié alors que nombre de spectateurs ne semble parfois plus vivre les concerts que par procuration, au travers d’un écran dont les images aux émotions virtuelles seront vite oubliées. Il y a cependant des moments qui restent tant ce qui s’en dégage semble universel, intemporel. Pendant ce temps, Mathias joue, avec les mots comme avec les émotions. Il joue de plus belle, Dionysos se régale pendant plus de deux heures pour notre plus grand bonheur, la troupe finissant en acoustique et a capella, assise en bord de scène. On ne présente plus ces Valentinois qui, 22 ans après leur début de carrière, distillent toujours autant de fraîcheur et d’émerveillement. Nul besoin d’en rajouter si vous avez déjà vu Dionysos sur scène, mais si vous n’avez pas encore partagé l’intensité de ces contes inspirés de fées réelles alors, vivement que nous nous retrouvions lors d’un prochain concert !

Et la première partie ?

Baptiste W. Hamon assurait quant à lui la première partie, en toute simplicité et en duo, accompagné de son guitariste. Son univers poétique et mélancolique, entre folk et country, trouve ses inspirations autant outre-Atlantique, de Dylan à Cohen, que dans les mots de Brel ou Barbara. Une ambiance plus intime et totalement différente de la suite, mais qui reçut un très bel accueil du public découvrant un auteur-compositeur-interprète de qualité, fin et sensible. Baptiste remontera plus tard sur scène, rejoignant Mathias au chant pour « The partisan » de Leonard Cohen.

Une belle soirée à revivre avec quelques clichés que je vous livre maintenant.

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