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Festival Musiques en Stock 2014

Créé en 2001 à Cluses (Haute-Savoie), le festival Musiques en stock est devenu incontournable pour tout fan de musique indépendante. Gratuit, éclectique, familial et de grande qualité, il accueille près de 40 000 festivaliers chaque année sur 4 jours et propose une affiche d’exception sans concession pour notre plus grand bonheur.

Musiques en stock : 13 ans d’aventures et d’ouverture musicale

13 ans maintenant que l’odyssée suit son cours; Christian Lacroix et son équipe tiennent parfaitement la barre. Il en a fait venir du beau monde dans la vallée de l’Arve. Sur cette scène avec vue sur la chaîne des Aravis, se sont produits Mickey 3D, Arno, Sanseverino, Joseph Arthur, Nada Surf, Elliott Murphy, Archive, Tété, Émilie Simon, Stephan Eicher, dEUS, The Stranglers, Dub Inc, Tom Mc Rae, La Phaze, Mademoiselle K, The Dandy Warhols, The Young Gods, Tricky, Calexico, Le Peuple de l’Herbe, Miossec, Asian Dub Foundation, Yann Tiersen, Saul Williams, Daniel Darc, Tindersticks, Lou Doillon, The Stereophonics et tellement d’autres ! Impossible de citer tout le monde, de vous décrire chacun de ces moments d’une rare intensité mais, une chose est certaine, le public ressort toujours ravi de ces 4 soirées en plein coeur de la ville, nombre de personnes reviennent chaque année et font même parfois plusieurs centaines de kilomètres pour l’évènement. J’en fais partie.

Il faut dire que j’ai forcément une petite histoire d’amour avec ce festival. S’il est, maintenant que la capitale des Gaules m’a adopté, une belle occasion de retrouver ces montagnes savoyardes qui m’ont vu grandir, c’est aussi là que j’ai fait mes premiers clichés de concerts. J’étais encore en argentique à l’époque, j’avais pris une seule pellicule sur moi, juste de quoi prendre quelques souvenirs d’un groupe que j’espérais voir sur scène depuis 7 ans. C’était en 2001 avec Autour de Lucie, du bonheur. Depuis, je suis un fidèle de Musiques en stock.

Autour de Lucie, festival Musiques en stock 2001

Une programmation de haut vol pour la quatorzième édition

Pour cette quatorzième édition, même s’il n’est jamais aisé de proposer des artistes inconnus du grand public, l’évènement ne déroge pas à sa ligne de conduite: privilégier la qualité sans se soucier de la notoriété. Une exigence qui est loin de me déplaire.

Au programme, il y a eu notamment : Blood Red Shoes, Narrow Terrence, Détroit, Polar, Midlake, Nada Surf, Peter Von Poehl, John Butler Trio, Kas Product, Breton, Dead Hippies et Anna Calvi. Je crois déjà déceler quelques sourires d’un côté et de l’autre, quelques regrets si vous n’étiez pas là. Évidemment, un tel plateau, le tout servi gratuitement, il y a de quoi vous mettre en bouche ! Allez, il n’est pas trop tard pour réserver vos vacances de l’été prochain! Pour ma part, ce fut quatre jours vécus intensément, de grands moments de live mais aussi de très belles rencontres.

Vive Radio Lucien !

Il y a aussi Radio Lucien, ses studios aménagés le temps du festival dans la médiathèque de la ville, juste derrière la scène. Ici, les artistes défilent pour participer à de drôles d’interviews, répondre aux questions passionnées, amicales et décalées de personnages tout droit sortis du monde de la bande dessinée auquel le festival est très attaché. Radio Lucien, c’est un clin d’oeil au héros de Franck Margerin, toujours présent à Cluses, sur les ondes éphémères du festival, il accompagne un autre dessinateur, Charles Berberian. Ce dernier est aussi guitariste à ses heures et il nous proposa même, avec deux amis, un petit set acoustique au bar VIP. Toujours côté radio, il y eut ces instants inoubliables d’une interview post-concert de près d’une heure et demie avec Détroit. Quelques morceaux joués aux guitares sèches et à la contrebasse mais, surtout, beaucoup de plaisanteries, de fous rires. De très beaux moments en compagnie de Nada Surf ou Polar mais aussi la sincérité, la sensibilité et la gentillesse touchantes de Peter Von Poehl.

Dièses et bémols

Au final, pas grand chose pour venir ternir un tableau de toute beauté, trois fois rien. Il est quand même dommage que la production de Détroit soit aussi contraignante, pour rester poli. En effet, hormis le fait que nous n’ayons pas eu l’autorisation de photographier le concert (seul cas du festival), approcher Bertrand Cantat relevait du défi. Il est certain que même l’intéressé ne vivait pas au mieux ces restrictions parfois absurdes comme lorsque qu’il ne peut pas prendre le temps de saluer quelques fans restés à l’attendre pour obtenir une photo, une signature. De même, lorsqu’en toute fin de soirée, ma douce Océanne se voit refoulée par le tour-manager qui raccompagne les musiciens un à un au bus alors qu’elle interpelle succinctement et respectueusement le chanteur pour obtenir une simple bise. « Non! On a pas le temps! », lance-t-il avec véhémence. Bertrand Cantat reprend son garde, lui rappelle qu’une bise ne prendra que deux secondes, enlace et embrasse Océanne tout en offrant un joli doigt d’honneur au goujat.

Autre point difficile, grande déception même, mais ni le festival, ni les artistes sont en cause, j’ai perdu ma principale carte mémoire une heure avant la fin de cette semaine bien chargée. Un peu plus de trois jours de festival et environ 580 clichés envolés ! Le coup de grâce. Paraît-il que ce genre de mésaventure arrive au moins une fois dans la carrière d’un photographe… Je peux vous dire qu’une multitude de sentiments m’a submergé, de la solitude à la rage, de la culpabilité aux larmes naissantes sur mon visage déconfit. Un véritable coup dur dont il me faudra plusieurs jours pour me remettre. Heureusement encore, Océanne est là pour veiller sur moi, les artistes et les concerts pour motiver à nouveau la bête ! Ainsi, à part quelques rares clichés pris au grand angle et se trouvant dans la carte de mon second appareil, il ne me reste pratiquement que les photos du dernier jour.

Voilà, je ne vais pas encore vous parler pendant des heures de chacun des concerts. Fidèle à mes habitudes, je vous propose d’attiser votre curiosité, de partir à la découverte des nombreux groupes programmés au festival Musiques en Stock, de vous bouger devant les scènes. Cependant, j’ai bien quelques coups de coeur mais nul besoin de long discours pour cela, je vais simplement les remercier pour ces très beaux instants : Narrow Terrence, Détroit, Nada Surf, Peter Von Poehl, Kas Product et Dead Hippies.

Allez, il est temps que je vous laisse avec mes quelques clichés et un peu de musique. Comme toujours, n’hésitez pas à partager cet article et à soutenir les artistes.

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