Malaïse, Bagarre et 69 au festival Plug&Play

Posté dans : Concerts & Festivals 1

Nous pourrions penser à un de ces titres racoleurs d’une certaine presse ou de sites à buzz, mais non, aucun malaise n’a provoqué une quelconque bagarre qui se serait finie en orgie au Marché Gare lors de cette dernière soirée de la cinquième édition du festival Plug&Play organisé par le Kraspek Myzik.

MalaïseBagarre et 69 sont bien des groupes de musique aux univers très différents, mais ayant pour base commune le Post-Punk et la New Wave. Une programmation étonnante, mais toujours de grande qualité, proposée par le fameux Kraspek Myzik, café-concert associatif lyonnais situé sur les pentes de la Croix-Rousse, montée Saint-Sébastien précisément. Depuis plus de dix ans, le lieu démontre qu’il mérite bien son statut de « scène découverte », utilisant ses subventions à bon escient et mettant sous les projecteurs de nombreux groupes émergents et de la scène alternative. Autant d’artistes régionaux, nationaux et étrangers ont pu apprécier l’accueil des bénévoles, le dynamisme de cette association, « Lerockpasmort », gérant ce petit lieu mythique dont la capacité de 80 âmes fut bien remplie pendant toute la durée du festival Plug&Play. Une très belle réussite pour un pari toujours osé: la découverte de nouveaux horizons musicaux, éclectiques et créatifs à souhait. Onze soirées riches en émotions aux maintes couleurs, une première date d’ouverture le 9 janvier avec un « tribute band » basé sur le groupe de rock satirique américain, Tenacious D, duo composé des musiciens et acteurs Jack Black et Kyle Gass dont vous connaissez sans doute le film culte. Puis, le festival nous a offert dix soirs de concerts intensifs, enchaînés du 15 au 24 janvier. Pop aux multiples facettes, Hip-Hop, Blues, Folk, Rock, une richesse musicale qui a fait le bonheur d’un public très présent sur l’ensemble de l’évènement qui s’est donc clôturé en dehors des murs du Kraspek Myzik, lors de cette ultime soirée au Marché Gare.

Du Post-Punk teinté New Wave, voire Cold Wave, pour terminer ce large tour d’horizon. À l’honneur, 69, formé notamment par les deux membres fondateurs d’un groupe phare de la scène rock indépendante française des années 1990, Sloy. Armand et Virginie ont une vision innovante du rock électro; sombre, torturé et percutant. Compositions singulières, musique inclassable, paroles autobiographiques et chanteur au charisme hypnotique, le projet 69 est d’une rare efficacité et, qu’on adore ou déteste, ne laisse aucunement indifférent.

Juste avant, c’est Bagarre qui officiait. Un groupe étrange. Une musique aux inspirations électroniques, bien menée, sur des textes en français et un univers atypique. « Bonsoir. Bonsoir… Bonsoir ! Bonsoir, nous sommes Bagarre. » Aiment-ils répéter, comme pour nous emporter dans une boucle infernale et transcendantale. Surprenant, parfois dérangeant, le groupe arrive tout de même accrocher et séduire le public.

Reste Malaïse, le groupe qui a ouvert cette dernière soirée du festival Plug&Play #5. Mon véritable coup de cœur. Ciara, habituellement chanteuse Soul des Buttshakers nous surprend alors dans ce projet Cold Wave aux accents Punk. Il y a parfois un peu de Joy Division dans leurs compositions, mais dans une version plus énervée. Une voix intense, beaucoup d’énergie et de charme au service d’un post rock mélodieux, accompagnée très efficacement par le batteur et le guitariste de Death to Pigs. Malaïse est un groupe de grande qualité, un projet auquel je souhaite la meilleure des routes. Tout comme pour les autres groupes, vous pouvez découvrir sa musique en cliquant sur son nom.

Il est temps maintenant pour moi de vous laisser avec quelques clichés de cette dernière soirée du festival au Marché Gare, en espérant avoir attisé quelque peu votre curiosité, votre instinct de découverte et l’envie de partager cet article. À bientôt pour de nouvelles aventures !

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  1. Keefran Despentes
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    <3

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