Shaka Ponk s’est rendu dans la capitale des Gaules pour deux dernières dates à la Halle Tony Garnier. Les monkeys ont conquis des Lyonnais enragés.
Le 23 octobre 2024, la Halle Tony Garnier fut l’arène d’une épique confrontation. La salle affiche complet, les 17000 fans ne sont pas venus discuter de gastronomie ou pour tisser la soie. Prêt à en découdre jusqu’au bout, le public comptait bien profiter de chaque instant dans un intense corps à corps. Il y a une histoire particulière entre Lyon et Shaka Ponk, notamment avec Frah. D’ailleurs, l’émotion est palpable en début de concert, le chanteur commençant son discours avec la gorge serrée, la voix tremblante. La fin approche… À peine plus d’un mois avant de mettre un terme à cette impressionnante tournée, mais aussi à 22 ans de carrière. Au fond, on sent bien que le groupe n’a pas forcément envie d’arrêter l’aventure, mais la force des convictions est là. Il est temps d’aller au combat, pleinement, tirer le meilleur de l’expérience Shaka Ponk pour tenter de bouger les lignes.
Dans la fosse, les gladiateurs lyonnais s’affrontent sans armure, mais avec le sourire. Tout ce beau monde s’agite avec vigueur, presque violemment. C’est sûr, ce premier soir est véritablement explosif, bien plus que sportif, impossible d’en sortir intact. Ça saute, pogote, lance régulièrement walls of death et circles pits, on slame sans relâche comme pour oublier la fin annoncée. J’ai aussi bien valsé avec mes appareils photo. Comme à mon accoutumée, j’ai officié en plein cœur de la fosse et ce ne fut pas de tout repos. Si je me trouvais dans les premiers rangs en début de soirée, le concert s’est terminé plus proche de la régie. Entre-temps, quelle bagarre ! Quelle intensité ! Je suis sorti lessivé, espérant avoir réussi à capturer de bons clichés, la prise de vue fut souvent complexe. Avant une nuit largement méritée, un petit after avec les amis, notamment Steve et Mandris, m’a fait le plus grand bien.
Comme lors des précédentes dates lyonnaises, à la LDLC Arena en février, SUN a assuré l’ouverture des deux soirs. Un côté Peach de Mario Kart ou princesses Disney, mais version métal. SUN distille sa « brutal pop » avec une belle énergie, entre refrains aux airs de tubes radio et chant guttural. Elle avait su convaincre le public en début d’année, elle a confirmé avec brio qu’elle pouvait ouvrir dignement pour nos monkeys préférés.
Les concerts lyonnais datent presque de deux mois, pourquoi une si longue attente pour vous permettre de découvrir mes clichés? C’est en effet plus qu’inhabituel, carrément exceptionnel. Il faut dire que ces derniers mois ont été délicats pour moi. Il y a eu le décès de ma mère, début septembre, mais aussi quelques soucis de santé de mon côté. Fatigue chronique, hypertension, un impressionnant malaise il y a quelques semaines, j’avais besoin de repos, de prendre soin de moi. Je me devais aussi de terminer le traitement et de livrer mes derniers reportages de mariage en priorité. La période étant désormais plus calme, je peux enfin vous proposer les photos des quatre ultimes concerts que j’ai couverts.
Alors, partagez à volonté cet article et ceux à venir pour célébrer ce grand groupe que restera Shaka Ponk !
Et pour (re)découvrir mes articles des précédents concerts de Shaka Ponk, c’est par ici.
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