Pour Shaka Ponk, après une première date en mars, il était impossible de terminer l’aventure sans revenir à Grenoble. Promesse tenue et retour gagnant !
29 mars 2024… Nos monkeys se produisaient au Palais des Sports pour ce qui devait être l’unique date grenobloise de la tournée. C’était sans compter sur le public alpin et Shaka Ponk a été pris de cours (article ici). À la fin du concert, Samaha s’exclame : « On n’était pas prêts, Grenoble » ! Frah, à son tour, attrape une feuille blanche, un marqueur et inscrit rapidement l’adresse email du tourneur. Il interpelle alors les fans: « on ne peut pas arrêter le groupe sans revenir vous voir ». Il propose ainsi au public d’écrire au tourneur du groupe pour l’inciter à programmer une nouvelle date. Sept mois plus tard, la promesse est tenue, Shaka Ponk est de retour dans cette même salle. Mais qu’est-il arrivé dans la capitale des Alpes pour convaincre le groupe et son équipe de jouer les prolongations? Vous me direz, chaque concert des monkeys est énorme, chaque soirée mémorable, inoubliable. Certains fans d’autres villes se demandent ce qui a bien pu faire la différence à Grenoble. Ce soir-là, j’avoue être sorti du Palais des Sports avec la même sensation que Shaka Ponk. Pourtant, impossible de réellement réussir à y mettre des mots, quelque chose d’impalpable, une certaine magie avait opéré. Comme le groupe, il me fallait revenir pour tenter de comprendre et tendre l’autre joue.
31 octobre 2024… En ce soir d’Halloween, les Grenoblois ne sont pas des zombies et toujours aussi vivants ! À un mois de la fin annoncée de Shaka Ponk, il est plus que jamais temps d’en profiter au maximum. Vivre chaque instant comme si c’était le dernier, chaque seconde passant, tenter d’arrêter le temps. Donner le meilleur de soi pour remercier un groupe qui nous a tant offert toutes ces années. Exulter encore plus fort comme pour rappeler qu’on signerait bien pour quelques dates supplémentaires et un troisième concert à Grenoble. Évidemment, cela n’arrivera pas, mais on aura jubilé jusqu’au bout. Bien avant même l’entrée sur scène de Shaka Ponk, l’ambiance est à la fête. C’est alors que je comprends ce qui fait, en partie, la différence grenobloise. Convivial, bon enfant, le public s’amuse, chante plus fort à tribord qu’à bâbord, les gens font connaissance, échangent. Une semaine après le doublé lyonnais à la Halle Tony Garnier, l’atmosphère n’est résolument pas la même. Retrouvez d’ailleurs mes articles du round 1 ici et du round 2 là. Si on se croyait au cœur d’une mêlée de rugby à Lyon, nous étions plus dans une troisième mi-temps à Grenoble. Génial ! Pour autant, le concert fut explosif et le public dans une forme athlétique.
Avant tout match de rugby, les Grenoblois savent qu’il faut bien s’entraîner et s’échauffer. Ça tombe bien, DoorShan qui assurait la première partie n’est pas venu pour couper les citrons sur le banc de touche. Une dose d’industriel, un zeste de nu-metal, le cocktail DoorShan est détonant. Du côté de Rouen, on distille très bien le calvados comme le métal et, pour ce dernier, c’est sans modération ! Trois gars, une fille, basse, batterie, guitare et machines pour du bon gros son qui envoie et fait bouger le popotin. J’ai beaucoup aimé cette première partie et, dans l’ensemble, Shaka Ponk nous a habitués à de bons choix. Cela dit, fatigue du moment, claque inattendue, positionnement pas optimum, je n’ai pratiquement pas de photos du concert de DoorShan. Il me reste donc à me rattraper à l’occasion, j’espère que les Normands reviendront prochainement dans notre région. En attendant, je vous propose de découvrir le groupe avec leur clip ci-dessous.
Je vous laisse partager à volonté cet article. Et pour (re)découvrir les autres concerts de Shaka Ponk que j’ai couvert, c’est par ici.
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