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zOz luv Goz : Shaka Ponk au Zénith de Paris

Un an et demi jour pour jour après la clôture de leur précédente tournée à Bercy, nombreux étaient ceux qui attendaient impatiemment de retrouver les célèbres monkeys de Shaka Ponk à Paris. Le 5 juin 2014, je comptais parmi eux.

Tant d’aventures depuis cette date triomphale au palais omnisports (quelques photos ici), le point d’orgue d’une incroyable ascension, la fin d’une longue tournée qui aura mené à la consécration un groupe auquel bien des médias et des productions semblaient ne pas vouloir croire auparavant. Shaka Ponk a toujours été porté par son public, ces fans de plus en plus nombreux adhérant à cette nouvelle vision du rock qu’apporte le groupe. Le rock 2.0 comme l’avait surnommé un journaliste, un clone entre métal, électronique et pop-rock, le tout servi avec une bonne dose de vidéo, un show graphique orchestré par Frah, chanteur et geek insatiable, Goz, le singe mascotte virtuel mais surtout une énergie incroyable, énormément de travail et pas moins d’humour. Ces singes là sont attachants. Que nous aimions ou pas leur musique, point de désaccord possible sur le nouveau souffle qu’ils donnent au rock français et ceux qui boudaient Shaka Ponk hier, trouvant leur singe ridicule, pensant que le projet ne décollerait jamais, ne rechignent pas aujourd’hui à profiter et encenser le phénomène. Des Victoires de la Musique à la médaille de Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres, Shaka Ponk est désormais reconnu, incontournable, dix longues années après des débuts difficiles. Le rêve devient enfin réalité, même si tout cela paraît encore si incroyable pour les musiciens. Ils sont en tous cas un exemple pour nombre de jeunes artistes et prouvent qu’à force de labeur, de motivation et de foi, tout est possible, même en indépendant.

Après la consécration, 2014 se doit d’être l’année de la confirmation. Évidemment, lorsque votre carrière explose d’un coup, il y a du monde pour vous attendre au tournant. Le nouvel album, « The white pixel ape » était redouté par certains fans de la première heure, sans doute la peur d’un virage commercial. Il était surtout des plus attendus par tous et a réussi à créer une excellente surprise dès sa sortie en mars dernier. Énergique, créatif et toujours aussi Shaka, l’opus a reçu un très bel accueil et l’annonce d’un black album pour fin 2014 a sans aucun doute ravi et rassuré les plus grincheux. Pour ma part, l’écoute de ce singe blanc a attisé encore plus mon impatience. Si je n’ai pas tout suite été emballé par le premier single, « Wanna get free », l’écoute de « Black listed » m’a fait sauter dans tous les sens, imaginant déjà les futurs pogos dans les fosses enflammées des concerts. Côté ça remue du popotin, « Lucky G1rl » et « An eloquent » m’apportent leur dose de groove mais mon gros coup de coeur va indéniablement à « Story O’ my life », du pur bonheur, du grand circus, du fun à l’état brut.

Bon, après tout ça, je vous sens trépigner, enfin… Si vous êtes encore en train de lire cet article auquel vous préférez certainement les images. Je vous entends, oui très bien même: « Alors, il va nous le raconter ce concert?! »
Haha, depuis quand un concert de Shaka Ponk se conte? Certes, je pourrais vous en parler pendant des heures mais mes mots ne suffiront jamais à décrire l’incroyable show et ces plus de deux heures vécues intensément. Et puis, si vous étiez parmi les près de 20 000 personnes qui se sont empressées de remplir les trois dates successives au Zénith parisien, je ne vois pas ce que je peux apporter de plus et préfère laisser parler mes émotions à travers mes clichés. Shaka Ponk, ça se vit en live, nul besoin d’autre littérature qu’une simple phrase, deux mots résumant sans doute à la perfection ce que nous avons tous ressenti : « Quelle gifle ! »

Un point quand même me tient particulièrement à coeur. Je souhaite remercier encore tout le Shaka crew pour son travail, son énergie, la personnalité de chacun. Ce fut un véritable bonheur de vous retrouver ainsi sur scène puis, en after show. Ces moments sont au final bien trop rares mais ils me sont d’autant plus chers. La nuit fut longue après votre concert, jusqu’à se terminer à plus de 8h du matin le long des quais de la Bastille avec ma douce Océanne, mon ami Max, la belle Auxane rencontrée peu après le concert mais aussi Pierre et Simon, deux membres du précieux staff technique du groupe. Des souvenirs, il en restera à la pelle et c’est aussi pour toute cette magie que nous vous aimons.

Cependant, pour ceux qui n’étaient pas présents, il me paraît important de parler un peu de la première partie avant de vous laisser avec mes photos. Triggerfinger a assuré l’ouverture de ce jeudi soir au Zénith et là aussi, nous pourrions nous contenter de quelques mots, ces gars là, c’est LA grande classe ! Un power trio tout droit venu d’Anvers, cette Belgique dont nombre de groupes paraissent venir d’une autre galaxie. La scène belge est sans doute la plus créative d’Europe, une des meilleures artistiquement, c’est certain. Bloqué entre trois gros blocs culturels que sont la France, l’Angleterre et l’Allemagne, le plat pays n’a d’autre choix que l’originalité, l’imagination. De leur côté, Triggerfinger ne déroge pas à la règle. Leur musique oscille entre Stoner et Blues, elle est terriblement efficace. 35 minutes pour convaincre, c’est parfois trop court mais pour un groupe comme celui-ci, je peux vous garantir que le premier morceau a largement suffit pour séduire les plus de 6 000 spectateurs du Zénith. J’ai rarement vu une première partie assurer ainsi et le public n’a pas manqué d’ovation pour le trio. Il faut dire que ces gars ont déjà un peu de bouteille et un joli curriculum vitae aussi : Music Industry Awards (l’équivalent des Victoires de la musique en Belgique et en mieux !) où ils ont été élus meilleur groupe de l’année en 2011, Mario Goossens (le batteur, ex-Hooverphonic), a été quant à lui récompensé dans la catégorie meilleur musicien où il concourait avec Ruben Block (le chanteur, ex-Sin Alley). En 2012, ils remettaient ça, toujours aux MIA mais avec 4 récompenses cette fois: meilleur concert, meilleur groupe alternatif, meilleur groupe et single de l’année… Rien que ça ! (Ça nous change de Stromae…)

Bref, si Triggerfinger n’est pas encore connu du « grand public » français, vous comprenez aisément que le temps de la consécration est venu pour lui aussi. Shaka Ponk a permis au trio belge de toucher un plus large public l’espace d’un soir et nous leur en sommes tous reconnaissants !

Allez, je m’arrête là, d’autres ont déjà amplement parlé de cette soirée, certainement mieux que moi. Je vous laisse donc avec ce que je fais de mon mieux, une sélection de 40 clichés, en espérant qu’il vous fassent (re)vivre cette formidable soirée. Après les photos et pour les plus curieux, je vous conseille vivement de découvrir Triggerfinger, vous trouverez un clip un peu plus bas.

Enfin, n’oubliez pas que c’est essentiellement vous qui faites vivre la musique et les artistes, n’hésitez pas à partager cet article, soyez curieux, découvrez de nouveaux talents, allez aux concerts, nous aurons sans doute plaisir à nous y retrouver un jour ! N’hésitez pas à suivre mon actualité, ici ou sur Facebook, vous êtes les bienvenus.

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  1. j’aimes, il a un peu la voix du chanteur « grand funk » y compris le son yéééééééééééééééééééé

  2. Excellent groupe…. Mais que seraient-ils sans d’aussi bon photographe pour nous faire (re)vivre leurs lives ?
    Je me réjouis à chaque fois que tu nous fais partager ton travail. Tu es vraiment très talentueux. Merci encore pour ce fabuleux travail !

    • Merci! 😀

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