Shaka Ponk : Le retour des monkeys sur la planète Marseille

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Nous étions nombreux à trépigner, autant d’impatience que d’excitation, à l’idée de retrouver Shaka Ponk en concert. Marseille sait qu’une horde de monkeys peut mettre le feu au Dôme, comme une sardine boucha son vieux port. Nulle fanfaronnade, les Massaliotes en furent témoins. Retour sur cette détonante soirée…

Un retour en concert si attendu

Presque trois ans s’étaient passés depuis mon dernier concert de Shaka Ponk, à l’Arena de Genève. Un souvenir délicat d’une soirée émaillée par le vol d’un de mes objectifs, alors que je photographiais dans la fosse. Je n’avais pas fait les deux dates qu’il me restait à couvrir à la suite de ce triste évènement. Cependant, la fin de cette aventure a été heureuse, grâce au soutien inattendu des fans, notamment « Gabs ». Une cagnotte a été mise en place à ma grande surprise et j’ai reçu de nombreux messages motivants. Un clin d’œil aussi à Kim-Thuy, dont l’excellent projet Ina-Ich assurait la première partie de soirée. Elle a été d’un grand réconfort, une présence bienveillante dans la confusion de l’après-concert.

Depuis, je n’ai pas eu l’occasion de retrouver les Monkeys. J’ai ralenti mon activité concert pour diverses raisons et le groupe préparait son grand retour. Je dois avouer que bien des sentiments se mêlaient avant le début de cette nouvelle tournée. Diverses appréhensions, un peu de trac, une étrange excitation désinvolte, des doutes, je me suis pas mal mis la pression. CC a su trouver de bons mots, la juste sensibilité, pour me rassurer, même si ce fût après le concert. Il faut dire que je tenais à offrir le meilleur de mon travail sur cette date si attendue. Ce stress ne m’a pas véritablement lâché jusqu’à la fin de l’introduction du concert. ALB, le duo assurant la première partie, n’aura pas réussi à me détendre. Malgré les qualités du groupe, mon esprit ne s’est pas libéré, la tension montait encore. Heureusement, les premiers riffs de Killing Hallelujah » allaient remédier à tout cela. Portés par l’énergie du groupe et la chaude ambiance du public, mes réflexes photographiques ont très vite pris le dessus.

Shaka Ponk, un spectacle toujours plus fou

Côté spectacle, l’ensemble a encore gagné un cran, tout simplement impressionnant. La partie technique a pris les démentions des grandes tournées: 8 semi-remorques, 80 techniciens. Le décor en impose, il évolue et laisse un très large espace pour un écran toujours plus grand. La réalisation est impeccable, le travail vidéo titanesque reste au service d’une scénographie explosive. C’est bien cela qu’on apprécie chez Shaka Ponk, une folie bien orchestrée, un univers à la fois geek et punk, servi avec énormément de bonne énergie. Le concert met forcément en avant le dernier album, « The Evol », ça reste le but d’une tournée. Cela dit, la setlist est très équilibrée et dynamique, même si nous pouvons toujours regretter l’absence de certains anciens titres. Le groupe laisse peu de temps pour se reposer, les presque 2 heures et demie de concert passent à une allure folle. On note l’excellente reprise de Nirvana, bien sûr, mais on apprécie encore plus le nouveau « battle ». Rendant hommage à quelques légendes du rock, la joute entre Ion, Goz, Mandris, Steve et CC est vivement saluée du public. Mais, chuuuut… Je n’en dirais pas plus, à vous de le découvrir prochainement sur scène. À ce propos, profitez un maximum du spectacle, pensez à ranger vos téléphones et prenez en plein les yeux !

Enfin, ce soir du 9 février 2018 était assez particulier. L’occasion pour moi de m’offrir un joli cadeau d’anniversaire, que je partage avec Ion, nous sommes tous deux du 4. C’était surtout celui de Steve qui avait l’esprit plus festif que jamais. N’hésitez pas à lui demander, à l’occasion, de vous raconter la blague du requin. Ce fut un véritable plaisir de tous les retrouver et de voir que certaines choses ne changent pas. Loin des paillettes mondaines découvrant ce que pourrait être le rock, Shaka Ponk préfère célébrer sur scène ce qui fait sa force. Et à Marseille, les fans sont venus massivement démontrer que la véritable victoire, ils la portent dans la fosse de chaque concert.

J’espère que mes photos vous donneront plus encore l’envie d’aller au concert. À vos partages !

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