Shaka Ponk était à la Halle Tony Garnier de Lyon pour deux derniers concerts, le second round n’était pas moins intense. Une nouvelle soirée de folie.
Nos monkeys préférés enchaînent les dates et semblent infatigables. J’avoue les envier sur ce point, car je ne faisais pas le malin dans les transports pour rejoindre la salle. Il faut dire que le concert de la veille fut sacrément sportif, voire épique (article ici). À 1h30 du matin, après un aftershow bien sympathique avec le groupe, je suis rentré en « Vélov ». La route fut longue, à me demander parfois si je ne serais pas arrivé plus vite à pied. Usé, fatigué, le zOz, à un point rarement vécu. Après une petite nuit et une journée au repos bien mérité, il faut y retourner, la tête encore dans le gaz. L’avantage, c’est qu’un concert de Shaka Ponk est plus efficace qu’une surdose de Gurausan. Cependant, je m’apprête à vivre cette soirée plus en retrait, sans doute moins dans le feu du cœur de fosse. Il faut dire que je ne me sens d’affronter à nouveau ce champ de guerre des fans lyonnais surexcités. Surtout, j’avais déjà prévu depuis un moment de voir ce concert de manière différente, avec plus de recul.
Si vous suivez mon actualité depuis longtemps, vous savez que j’aime particulièrement officier depuis la fosse, avec le public. Il est exceptionnel de me voir dans le « pit » avec les autres photographes et les agents de sécurité. Ce n’est pas que je sois asocial ou que je n’apprécie pas mes collègues chasseurs d’images, bien au contraire. Je garde surtout à l’esprit que nous sommes tous au service du spectacle qui, lui-même s’adresse au public. Ainsi, le meilleur endroit pour saisir toute l’intensité et l’émotion d’un concert reste au cœur de la foule. Évidemment, c’est plus sportif, plus complexe en bien des points. Il faut jongler avec les têtes et les bras qui viennent dans le cadre, aimer se faire chahuter. Entre pression du public, logos et slams, on transpire beaucoup et rate régulièrement des prises de vues. Je dois être un peu masochiste, mais j’adore ça et puis quel bonheur de partager avec vous tous ces instants. Sur cette seconde soirée lyonnaise, j’avais donc prévu de prendre un peu plus de recul, mais toujours dans le public. Je me suis ainsi placé devant la régie, me permettant de profiter du meilleur son possible dans la salle. Ce fut l’occasion aussi d’avoir une vision bien plus globale du spectacle et d’en découvrir toute l’ampleur. Quelle claque visuelle quand même ! Côté ambiance, c’est un peu plus confortable, ça bouscule moins, mais tout autant à la fête.
Vous voulez vraiment que je vous le raconte? Le mieux reste encore de laisser mes photos vous conter ce que les mots, seuls, ne pourront faire. Quoi qu’il en soit, chaque concert de Shaka Ponk est énorme, spectaculaire, intense. C’est un groupe qui a été taillé pour la scène, qui n’a de sens véritable qu’en tournée. Il y a chaque fois un partage incroyable avec le public, des sensations que peu de groupes savent créer. Si la scénographie et l’omniprésence de vidéo limitent toute improvisation, que le spectacle reste à l’identique, on ne se lasse jamais. C’est un plaisir chaque fois renouvelé, date après date, d’autant en changeant de point de vue, sans rester accroché aux barrières. Ainsi, ce reportage vous apporte plus de plans larges que d’habitude. Ce serait quand même dommage de passer à côté du talent de l’équipe technique de Shaka Ponk.
J’en ai assez dit, place aux photos ! Si vous étiez au concert, vous les avez déjà assez attendues et je m’excuse pour ce délai exceptionnel. La santé avant tout… En tout cas, je vous laisse partager à volonté cet article. Et pour (re)découvrir les précédents concerts de Shaka Ponk, c’est par ici.
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