Moonspell et Septicfleh au Ninkasi Kao

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Si les Grecs de Septicflesh ont endiablé les adeptes de métal venus en nombre au Ninkasi Kao, les Portugais de Moonspell les ont ensorcelés. Retour sur cette soirée proposée par l’association lyonnaise, Sound Like Hell Productions.

Le 23 mars dernier, la lune était à peine visible, tout juste trois jours après la nouvelle lune et donc, point de pleine lune, de loups-garous, de cérémonies sacrificielles ou tout autres idées préconçues sur ces musiques du diable dont les fans ont plus à craindre de leurs détracteurs intégristes et saccageurs au nom d’une certaine vision de la morale. Ainsi, bien loin des polémiques byzantines de quelques grenouilles de bénitier, plus de 500 métalleux s’étaient donc donné rendez-vous au Ninkasi Kao pour exalter la déesse musique et quelques instincts primaires plus que nécessaires pour tout bon fan du genre qui se respecte: head-banging, grunt, slam, pogo et autre wall of death ou cercle pit, le tout sans oublier de s’hydrater un peu avec quelques céréales brassées pour l’énergie, rien de tel pour entretenir la santé du sombre rockeur de l’extrême.

Arrivant juste au moment de l’entrée en scène de Septicflesh, le public étant déjà très dense, j’ai dû me réfugier à l’étage et prendre quelques clichés depuis un balcon bien rempli aussi, même si moins agité. Avec ces Grecs-là, on ne fait pas forcément dans la dentelle ou la musique d’éphèbe. Nous sommes plus dans du death-metal progressif symphonique bien puissant. Je dois avouer que ce n’est habituellement pas ma tasse de thé, mais la performance de Septicflesh est impressionnante et force le respect.

Viennent ensuite ceux pour qui je faisais le déplacement; les maîtres du métal gothique, à la fois sombre, lourd et intense: Moonspell. Plus dans le black métal à l’origine, le groupe a su varier ses influences, ses ambiances. Entre death-metal et métal avant-gardiste ou même atmosphérique, Moonspell a, pour moi, souvent fait figure d’OVNI dans un genre musical qui n’a pas forcément ma préférence. D’un point de vue scénique, c’est taillé dans le marbre brut, musicalement froid et divin, le tout mené par le charismatique maître de cérémonie, Fernando Ribeiro, chanteur ténébreux à faire tomber en pâmoison plus d’une demoiselle effarouchée. La Classe, la vraie, avec un grand C, j’ai envie de résumer la prestation en ce mot, voire même, de ne pas vous importuner plus longtemps. Une certitude cependant, Sounds Like Hell Productions nous a servi là une affiche de grande qualité, dans un Ninkasi Kao comble et envoûté par l’eurythmique sortilège de Moonspell.

Place à quelques clichés de cette soirée…

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