Sidilarsen et Parabellum au Balélec festival

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Le plus grand festival étudiant d’Europe se déroule depuis plus de 30 ans à Lausanne, il est devenu un évènement incontournable. Cette année, Sidilarsen et Parabellum étaient au Balélec.

Organisé chaque année sur le campus de l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) par une équipe de bénévoles, en grande majorité des étudiants, le Balélec festival accueille, le temps d’une soirée, plus de 30 concerts et 15 000 spectateurs. Créé en 1981, c’est à l’origine le bal de la section électricité de l’école, sur une initiative professorale. Il accueille alors 500 personnes. Rapidement, Balélec est organisé majoritairement par les étudiants et s’ouvre à tout le campus, il devient alors un festival. À partir de 1995, le festival attirant de plus en plus de monde, sa superficie va progressivement atteindre 20 000 m2 et l’affluence, passe de 10 000 à 15 000 spectateurs en 3 ans. La programmation s’étoffe et de grands noms acceptent, chaque année, l’invitation du festival: No One is Innocent, K’s Choice, Nada Surf, Radiohead, Urban Species, Dolly, New Model Army, Archive, Sinsemilia, Mass Hysteria, Starsailor, Eskobar, Silmarils, Bauchklang, Pleymo, Enhancer, Hooverphonic, Burning Heads, Asian Dub Foundation, Gojira, Anti-Flag, La Phaze, Punish Yourself, Max Roméo, Lofofora, Assassin, Alpha Blondy, The Herbalizer, Les Wampas, EZ3kiel,… Ça laisse rêveur !

Le Balélec festival est une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique et gérée par un comité d’une cinquantaine de bénévoles, pour la plupart étudiants. Par ailleurs, le comité fait appel chaque année à des professionnels du spectacle ainsi qu’à près de 300 bénévoles pendant la dizaine de jours encadrant l’évènement. Le budget du festival s’élève à plus de 500 000 francs suisses.

En cette 34ème édition et pour la quatrième année consécutive, le Balélec a affiché complet, 15 000 personnes se sont empressées de venir faire la fête et applaudir les nombreux artistes composant cette belle affiche dont: The Bloody Beetroots, Puppetmastaz, Kadebostany, Black Uhuru, Goayandi, Sidilarsen et Parabellum. C’est ces deux derniers que j’ai décidé de suivre plus particulièrement, amitié oblige mais aussi car il était difficile de tout voir et, pour certains concerts, de prendre des photos dans de bonnes conditions. En effet, si les prestations de The Bloody Beetroots et Puppetmastaz ont été très bien accueillies et grandement appréciées par le public, l’ambiance en était des plus électriques. J’avoue même que, pour la première fois depuis que je photographie des concerts depuis le public, je me suis retrouvé les fesses au sol pendant le superbe show de Puppetmastaz, lors de danses pouvant s’assimiler à du pogo. Sachant que le groupe allemand distille une sorte d’électro hip-hop mis en scène dans un spectacle de marionnettes, vous comprenez aisément ma surprise alors. J’ai donc profité des concerts et de cette grande fête estudiantine, ainsi que du plaisir d’avoir retrouvé mes amis de Parabellum et Sidilarsen.

Parlons un peu d’eux maintenant. Les toulousains de Sidilarsen avaient la lourde tâche d’ouvrir la soirée. Jouer à 20h30 alors qu’il fait encore jour, ce n’est pas forcément la meilleure place et le groupe aurait mérité d’être programmé plus tardivement. Ne serait-ce qu’une heure plus tard, le nouveau set plus visuel qu’auparavant avec deux écrans vidéos mais aussi, la musique « dancefloor metal » de Sidilarsen auraient pris tout leur sens. Autre difficulté, la diffusion sonore était limitée à 100 décibels. Aux vues de la taille de la scène et de sa capacité, c’est un peu faible et plutôt contraignant pour la dynamique du son Sidi. C’est dommage, évidemment mais le festival a reçu de nombreuses plaintes de voisinage lors des éditions précédentes. Il lui faut alors composer de façon à contenter tout le monde au mieux, sans déranger de trop et ne pas prendre le risque de voir l’évènement disparaître. Cependant, Sidilarsen donnera le meilleur, comme à son habitude. Le public rapplique alors rapidement, séduit par l’originalité et l’énergie des compositions du groupe ainsi que sa présence scénique. Sidilarsen est là aussi pour défendre son dernier opus, « Chatterbox », un superbe album dont le premier single « Comme on vibre » annonce directement la couleur dès le début du concert. Pour le reste, le sourire et l’entrain de la foule ont parlé d’eux même, les toulousains se sont fait plaisir et nous en ont donné tout autant.

Et puis, pas le temps de respirer car à une centaine de mètres de là, une quinzaine de minutes avant la fin du concert de Sidilarsen, c’est les mythiques Parabellum qui démarrent et déversent leur punk à un public venu en nombre pour chanter les classiques du groupe. J’ai envie de dire que tout se passe de commentaire! Schultz toujours aussi heureux d’être là pour son public, un large sourire au lèvre, les yeux qui brillent et un bonheur partagé. Sven et sa classe aussi naturelle que légendaire, Xa dans le rôle du batteur fou et Stef toujours aussi dynamique avec sa basse. Les quatre compères s’amusent, le public se régale! Même si j’ai vu trois semaines auparavant Parabellum au D-Viation festival en Albertville (article ici), il est impossible de se lasser de la bonne humeur du groupe et c’est toujours un vrai plaisir de voir les chansons du groupes reprises comme des hymnes par la foule. Ne changez rien les gars et à très vite sur la route !

Voilà, ça suffit comme ça pour aujourd’hui, il est temps de vous laisser avec mes quelques photos de ces concerts ainsi que le dernier clip de Sidilarsen, réalisé par Akira, un ami de longue date du groupe qui produit aussi les lumières et les vidéos sur scène.

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